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Groupe d'Intervention pour la Restauration de la Boyer
Les actions
Les lacs touchés par les cyanobactéries
Pourquoi faire un plan d'intervention ?
Aller plus loin
C’est en juin 2007 que le gouvernement québécois annonçait la mise en œuvre d’un plan de lutte contre les cyanobactéries. Suite à quelques 150 lacs touchés au cours du même été, le ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs  (MDDEP) organisait le 25 septembre 2007 le Rendez-vous stratégique sur les algues bleu-vert à Sainte-Adèle, dans la région des Laurentides.
Un plan d’intervention était défini autour de trois enjeux :
- Améliorer les connaissances pour mieux agir
- Prévention contre des apports de phosphore aux plans d’eau
- Sensibilisation, prévention et protection de la santé publique.

Quelques 35 actions étaient présentées, nécessitant 200M de dollars d’investissements pour les 10 années à venir.
C’est au regroupement des organismes de bassin versant du Québec (ROBVQ) que le mandat a été confié d’élaborer un plan de lutte contre les cyanobactéries. Ce sont donc les organismes de bassin qui ont « hérité » de cette mission.
Seul un lac est présent dans le bassin versant de la rivière Boyer, et il s’agit du lac Saint-Charles. Celui-ci a été touché par une prolifération de fleurs d’eau  de cyanobactéries en 2005, 2007 et 2008. Le ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP) assure le suivi des lacs et un bilan des lacs et des cours d’eau touchés au Québec par les cyanobactéries est disponible sur leur site Internet (depuis 2004).

Une étude sur la « caractérisation du milieu naturel des lacs Saint-Charles et Beaumont » a été mené en 2006 par le groupe Hémisphères. Celle-ci montre que le lac Saint-Charles est eutrophe. C’est l’échelle de Carlson, un modèle mathématique basé sur la transparence, la chlorophylle a et la concentration de phosphore total, qui permet de calculer l’indice trophique d’un lac. L’eau du lac Saint-Charles est peu transparente voir trouble. Elle est riche en éléments nutritifs et en algues filamenteuses et microscopiques.  Le lac enregistre également un déficit fréquent en oxygène. Ce phénomène d’eutrophisation est naturel mais il est aujourd’hui accentué par les activités humaines, qui entre autres apportent trop d’éléments nutritifs au lac.

La capacité de support du lac a été calculée en 2006. Celle-ci se base en grande partie sur le bilan de phosphore, bon indicateur de la dynamique et de l’état de santé du lac. Le calcul de la capacité de support permet de connaître la pression maximale que l’on peut exercer sur un écosystème sans porter atteinte à son intégrité physique, biologique et chimique. La capacité de support du lac Saint-Charles est en théorie dépassée de 10%. Cette situation contribue à accélérer l’eutrophisation du lac et favorise également l’apparition de fleurs d’eau de cyanobactéries.
Petit rappel sur les cyanobactéries
Le GIRB a accepté le mandat d’élaborer un plan d’action 2008-2009 pour lutter contre les cyanobactéries pour le lac Saint-Charles, mais aussi pour les lacs Beaumont (municipalité de Saint-Charles) et lac-aux- Canards (municipalités de La Durantaye et St-Raphaël). Bien que ces lacs ne fassent pas partie du bassin versant de la Boyer, ceux-ci ont été intégrés au plan. En effet, ceux-ci ne sont couverts par aucun organisme de bassin. Le GIRB est heureux de pouvoir mettre à profit son expertise dans le domaine. Aussi, les associations de riverains des trois lacs ont été rencontrées afin de cibler les actions à entreprendre. Le plan d’action vise la sensibilisation des riverains et la renaturalisation des berges.
Voici les principales actions menées.
à Une longue histoire…

Les cyanobactéries ont longtemps été appelées algues bleues ou algues bleu-vert en raison de la coloration bleutée de certaines espèces.  Cependant, elles ne sont pas des algues, mais des bactéries photosynthétiques (c’est-à-dire qu’elles utilisent la lumière du soleil pour produire leur propre énergie).  Elles font parties d’un groupe ancien de micro-organismes, qui sont à l’origine de la vie sur Terre. Ce sont en effet elles qui ont produit l’oxygène que nous respirons et ce sont également elles qui ont constituées la couche d’ozone qui nous protège de la chaleur du soleil. Sans les cyanobactéries, la vie sur Terre telle que nous la connaissons aujourd’hui n’aurait pu apparaître.
Plan Cyanobactéries
Petit rappel sur les cyanobactéries
Les lacs touchés par les cyanobactéries
Pourquoi faire un plan d'intervention ?
Les actions
Aller plus loin
à Une menace pour l’humain ?

Certaines espèces de cyanobactéries produisent des toxines, mais la plupart du temps en trop petite quantité pour représenter un risque pour l’espèce humaine. Les fleurs d’eau que nous retrouvons dans nos lacs au Québec sont le résultat d’une prolifération massive de cyanobactéries, qui peuvent libérer des toxines (appelées cyanotoxines) en grande quantité.  Des problèmes de santé peuvent survenir suite au contact avec des fleurs de cyanobactéries. Si l’eau est ingérée, elle peut provoquer des nausées ou encore des vomissements et plus rarement des troubles du système nerveux. Lorsqu’il y a contact cutané, des irritations de la peau et des yeux sont probables. Les symptômes sont heureusement pour la plupart du temps bénins.  Cependant, la prudence reste de mise et vaut mieux éviter leur contact.     
Rappelez-vous que faire bouillir l’eau n’élimine pas les cyanotoxines qu’elle peut contenir.
à Sources de la prolifération

La prolifération de cyanobactéries est principalement due à un trop grand apport en nutriments (particulièrement le phosphore) dans un lac. En effet, les cyanobactéries se rencontrent le plus souvent dans les lacs eutrophes. Les apports de phosphore peuvent venir de différentes sources : fumiers, engrais, installations septiques défaillantes ou encore rejets d’eaux usées peu ou non traitées. Plusieurs autres facteurs sont à considérer également, comme par exemple la présence ou non de bandes riveraines (qui retiennent les nutriments).
Eutrophisation
- Eaux claires
- Eaux fraîches
- Peu de végétaux aquatiques
- Eaux bien oxygénées
- Fond de roches, graviers, sables
- Beaucoup d'espèces animales et végétales
- Eaux peu transparentes
- Eaux chaudes
- Beaucoup de végétaux aquatiques
- Eaux peu oxygénées
- Fond de vase
- Peu d'espèces animales et végétales
(mortalité des espèces sensibles)
Illustration du processus d'eutrophisation des lacs. Processus naturel qui survient  dans tous les lacs au cours duquel le lac passe d'un niveau oligotrophe à un niveau eutrophe. L'eutrophisation peut être accélérée par certaines activités humaines.
Illustration adaptée du site du RAPPEL
à Bonnes pratiques à adopter en milieu riverain !
1. Revitalisation de la rive par une végétation composée d'herbacées, d'arbustes et d'arbres. La végétation protège le lac en réduisant l'érosion et en absorbant le surplus de nutriments contenus dans l'eau de ruissellement (pluie qui s'écoule sur le sol).
Source : www.rappel.qc.ca
2. Faire un bon entretien de son installation septique :

- Faire la vidange de la fosse aux 2 ans pour les résidents permanents et aux quatre ans pour les saisonniers.
- Éviter de jeter des matières difficiles à décomposer ou toxiques pour les bactéries de votre installation septique (solvant, peintures, cigarette, café, huile, nourriture).
- Régulariser votre consommation d'eau (éviter de faire toutes vos brassées de lavage la même journée afin de ne pas surcharger la fosse).
- Vérifier les signes de dégradation ou de fuite de votre installation septique et effectuer les réfections nécessaires.
Image : Club V.T.T. du Nord Ouest inc., Edmundston, Nouveau- Brunswick
3. Utiliser des détergents SANS phosphates
Ce n'est pas le choix qu.il manque chez les détaillants !
4. Réduire la vitesse de votre embarcation dans les zones peu profondes et près des rives. Ceci évite le brassage du fond du lac et la mise en suspension dans l'eau des sédiments et des nutriments. 
Illustration : Protégez-vous,
mars 2008
4. Éviter d'utiliser des engrais dans la rive
Tous les engrais, qu'ils soient biologiques, chimiques ou organiques (compost) contiennent des éléments nutritifs tels l'azote, le phosphore et le potassium (N-P-K).  
Illustration : www.cegep-ste- foy.qc.ca/profs/gbourbonnais/
Téléchargez la version pdf des bonnes pratiques à adopter en milieu riverain !
à Plantation d’arbres
Édition
2008
Les 6 et 7 juin 2008, 3495 arbustes ont été distribués au lac Saint-Charles et 60 au lac Beaumont (qui en était à sa première expérience).  Soulignons la participation de  la municipalité de Saint-Charles qui a subventionné 50% du coût des arbustes pour ces deux lacs.
Le 7 juin, le comité pour la protection et l'environnement du lac-aux-Canards distribuait 2325 arbustes à ses membres, après quelques présentations, dont une sur le Plan de lutte aux cyanos par le GIRB, deux sur l'état d'avancement des dossiers sur le barrage et sur la mise en conformité des installations septiques par le CEPLAC.
Distribution d’arbustes au Lac-St- Charles (Élisabeth Taschereau, Marie-Lou Lacombe et Huguette Fauchon)
Édition
2009
Près de 500 arbres du MRNF et du ROBVQ ont aussi été distribués par le GIRB aux riverains du lac- aux-Canards et, en collaboration avec le conseil de bassin de la rivière du Sud (COBAVERS), aux riverains des lacs d'Apic, des Plaines, Vert et Crève-Faim. C'était l'occasion pour le GIRB d'effectuer un premier contact avec ces associations.
à Séance d'information
À l’occasion de la journée de distribution, le GIRB a tenu des séances d’information sur les bienfaits de la végétation en bande riveraine. 
Le GIRB a également participé, avec les autres organismes de bassin versant (OBV) de la Chaudière- Appalaches et le CRECA, à la réalisation du Forum sur les cyanobactéries en Chaudière-Appalaches en juin 2008. Des représentants de toutes les associations des lacs Beaumont, St-Charles et Lac-aux-Canards ont assisté aux conférences sur la problématique des cyanobactéries et sur les pistes de solutions pour prévenir ou stopper leur prolifération.
Édition
2008
Présentation sur les bandes riveraines par François Lajoie lors de la distribution des arbustes et des arbres au Lac-aux-Canards en juin 2008
Édition
2009
- Distribution d’arbustes aux lacs St-Charles et Beaumont
- Distribution d’arbres aux Lac-aux-Canards
- Rencontre avec le comité consultatif
à Élaboration de guides
Ainsi, nous avons  préparé et remis aux riverains un dépliant sur les bonnes pratiques à adopter pour protéger le lac. Lien
Nous avons également préparé un Guide pour l’élaboration d’un plan de renaturalisation des bandes riveraines des lacs St-Charles et Beaumont. Lien
à Travail avec la municipalité de Saint-Charles
Le GIRB participe aux rencontres mensuelles du comité consultatif qui comprend des membres des associations des lacs Saint-Charles (CEPL et Club Nautique Borromée) et Beaumont (Association des Hérons), des représentants de la municipalité de St-Charles et de la MRC de Bellechasse. La consultation, quoi de mieux pour trouver des solutions qui conviennent à la majorité !
Comité pour l'environnement et la protection
du lac Saint-Charles
(CEPL)
Pour aller plus loin dans la protection de votre lac !
Lac-aux-Canards
Photo : Claude Desnoyers
Pour découvrir tous les articles sur le GIRB parus dans la presse, venez découvrir notre section communication,
"Le GIRB dans la presse"
Visitez notre page de documentation sur les cyanobactéries

La participation des riverains a été aussi enthousiaste que l’an passé ! Un total de 1 130 arbres ont ainsi été distribués par le GIRB, aux lacs St-Charles (5 et 6 juin) et Beaumont (27 juin), et au lac-aux-canards (13 juin). Consultez notre page archives pour en savoir plus !

  
Projets
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Consultez les présentations du Forum régional sur les cyanobactéries (2008)
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